Depuis plusieurs mois le marché immobilier national est gelé.
Les vendeurs potentiels renoncent provisoirement. Les principaux sites d’annonces
connaissent une forte perte de fréquentation ( de 50 à 70 %). Les agences et les courtiers en
crédit traitent les demandes à distance, mais l'octroi des crédits par les banques et la signature
des actes de notaires sont fortement perturbés.
La demande demeure pourtant soutenue : opérations déjà commencées, achats sur plans,
contraintes familiales, besoin de déménager.
Le marché immobilier va dépendre essentiellement de l’intensité de la reprise économique,
liée au rythme du déconfinement, mais il sera en deçà du million de transactions enregistré en
2019.
Une forte reprise se traduirait par un volume moindre de transactions mais des prix stables
car le marché continue de souffrir d’un déficit de logements. Une lente reprise aurait en
revanche un impact baissier sur les prix, les acquéreurs potentiels, salariés du privé, étant
touchés par le chômage et les baisses de revenu. L’incertitude économique poussera certains à
retarder un projet d’agrandissement, mais d’autres à se « réfugier » dans la pierre, pour une
résidence secondaire ou un investissement locatif.
En revanche la tendance des taux est à la hausse. Les taux pour des prêts à 20 ans (0,8 % à 1,3
% avant mars), ont atteint des niveaux historiquement bas. Aujourd’hui, les banques
françaises se refinancent sur les marchés sans difficulté mais avec des « spreads » légèrement
rehaussés. Les nouveaux barèmes que meilleurtaux.com a reçus depuis début avril font état de
hausses variant de +0,10 % à +0,50 %.